Les Constituants

Pourquoi les Constituants ?
Parce que le moment est venu de se reconstituer.
Comme en 1789, lorsque les membres de la toute jeune Assemblée nationale avaient juré qu’ils ne se sépareraient pas tant qu’une constitution n’aurait pas été établie, la crise politique où s’enferme la monarchie présidentielle commande de réaffirmer des principes qui ont été bafoués et d’en proclamer de nouveaux, propres à notre temps et conformes aux aspirations populaires.
Le surgissement des gilets jaunes, puis la contestation de la retraite à points, ont marqué le retour du peuple sur la scène politique, devenue au cours des dernières décennies un théâtre d’ombres.
Ce mouvement sans précédent a engagé un processus constituant dont il nous appartient toutes et tous de nous saisir pleinement pour réorienter la société vers son but : le bonheur commun.

 

Comment faire ?
En devenant des promoteurs de l’idée constituante, qui la font vivre.
Il ne s’agit pas d’écrire de bout en bout une nouvelle constitution : cette étape ne pourra être franchie qu’avec le peuple tout entier, dans un de ces grands moments que notre histoire collective a déjà produits.
Au préalable, il s’agit de faire valoir, sans relâche, que nous ne pourrons pas surmonter les contradictions du système, ni conjurer le double danger du néolibéralisme et de l’identitarisme, si nous ne revenons pas aux sources du contrat social.
Il s’agit de faire vivre l’idée constituante et de la nourrir de nos espoirs et de nos souhaits.
Les Constituants se réunissent pour porter cette idée, pour préparer le dépassement de la Ve et pour contribuer ainsi, avec toutes les forces qui poussent dans le même sens, à créer les conditions d’une véritable République démocratique, sociale et écologique.

 

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DERNIÈRES ACTUALITÉS

Ça veut dire : « crosses en l’air ! »

par Léon Rapeloche

« Moi, je ne te dirai jamais qu’il ne faut pas de police. Mais je te dirai qu’il faut une police par et pour le peuple. Je te dirai aussi qu’une police par et pour le peuple, ce n’est pas une police qu’on cache après l’avoir dressée contre les gens » lit-on dans ce billet signé L. Rapeloche et publié sur le blog Vu de la butte, à propos de l'article 24 de la loi dite Sécurité globale interdisant la diffusion d'images de policiers.

La loi de programmation de la recherche ou la mise au pas des chercheurs et étudiants en France

par Nicolas Guillet

« En République, la visée émancipatrice de l’instruction publique dès le premier degré d’enseignement ne saurait être prolongée autrement que par une recherche publique, organisée et financée dans un cadre institutionnel national, libre et indépendante, respectueuse des règles méthodologiques mais critique par essence », écrit Nicolas Guillet dans la Feuille constituante du 16 novembre, en réponse aux attaques du gouvernement contre l'université.

(Non) consentement

par François Cocq

« Désormais, la rupture du consentement se généralise. (...) Il n’est alors que deux façons d’y répondre : par une reprise en mains brutale par le parti de l’ordre accompagné d’une pratique toujours plus autoritaire du pouvoir (...) ou bien par une rupture dans les politiques pratiquées accompagnée d’une refondation dans l’ordre démocratique pour restituer au peuple son pouvoir souverain de décision », écrit François Cocq dans son Point de vue constituant. « Pour notre part nous avons choisi. »