Après la vaccination, la saignée

A peine sommes-nous sortis de la troisième vague, alors même que nous reprenons tout juste goût aux discussions en terrasses, aux soirées qui ne s’arrêtent pas à 19h pétantes, que la petite musique du malheur recommence à jouer. Alors que le débat se focalise sur l’extrême-droite jouant ainsi le jeu du chef d’orchestre, le 1er juillet va rentrer en vigueur la réforme de l’assurance-chômage.
Macron, Elisabeth Borne et le reste du gouvernement, profitent ainsi du piège dans lequel tombe la gauche pour avancer leur agenda de casse sociale sans rencontrer d’opposition des partis politique, bien trop concentrés sur leurs enjeux électoraux. Le sort de 5,7 millions de chômeurs (Catégorie A, B, et C) étant peut-être moins important… Pour rappel, cette réforme, qui trouve comme toutes les autres son origine dans les recommandations de la commission européenne, vise à économiser 2,3 milliards d’euros que l’on peut d’ores et déjà comparer au famélique plan de relance, essentiellement tourné vers une politique de l’offre. Pour cela, les libéraux français ont décidé de les prendre aux plus fragilisées par la crise sanitaire. Et oui, l’UNEDIC prévoit une baisse de 17% d’allocations pour 40% des chômeurs.
Cette réforme de l’assurance- chômage, est accompagnée par d’autres notes de musique. La première est celle de la réforme des retraites, qui n’a jamais cessé d’être portée par Bruno Le Maire et qui reçoit le soutien de la Cour des Comptes, véritable organe ordo-libéral en plein cœur de l’Etat, qui, comme d’habitude, sort de ses prérogatives en émettant des recommandations politiques. Cette dernière donne l’agenda de destruction des droits sociaux à venir : retraites, assurance-maladie, politique de l’emploi, logement social, le « ratio d’endettement doit baisser ».
C’est à cette offensive néo-libérale, génératrice de tous nos maux, que nous devons préparer et combattre, que ce soit de manière défensive, en se mobilisant et en se concentrant sur les enjeux sociaux du moment, comme de manière offensive en proposant un projet sérieux de sortie du libéralisme, projet à vocation majoritaire.

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