Comment la réforme des retraites va briser notre pacte démocratique

Dans cet article publié sur Marianne.net, François Cocq explique que la question des retraites, soumise par Emmanuel Macron à une logique comptable, recèle pourtant « vertus constituantes », car elle « permet de mettre sur la table le modèle de société dans lequel nous souhaitons vivre ».

Emmanuel Macron est en grande partie fils de la réforme des retraites. De celle de 2010 bien plus encore que de celle à venir. La conduite à l’époque de la réforme par Nicolas Sarkozy avait largement participé du rejet dont il fût l’objet deux ans plus tard dans les urnes. Emmanuel Macron en profitait alors pour prendre ses marques à l’Élysée aux côtés d’un président par accident, qu’il évinça ensuite faute de combattant.

L'héritier de Sarkozy

Emmanuel Macron est tout autant l’héritier de 2010 en matière de pratiques et d’exercice du pouvoir. Jusque-là, lors des grandes mobilisations et contestations populaires sur des enjeux structurants, le pouvoir entendait l’incapacité à créer du consensus et remettait l’ouvrage sur le métier : le projet de loi Savary retiré par François Mitterrand en 1984, la réforme Devaquet abandonnée par Jacques Chirac en 1986, Alain Juppé et les retraites, déjà, en 1995, De Villepin et le CPE promulgué mais jamais appliqué en 2006… Mais avec Sarkozy, tout change : le passage en force se substitue à la prise en compte d’une volonté populaire.

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