La relaxe des décrocheurs de portrait invite à transformer la démocratie

Le 16 septembre, les citoyens qui avaient décroché le portrait présidentiel pour protester contre l'inaction climatique du gouvernement ont été relaxés. Par-delà ce cas, la décision du tribunal de Lyon doit alimenter le débat sur nos institutions.

Les Constituants

Le 16 septembre 2019, un juge lyonnais a considéré que le décrochage d’un portrait du président de la République pouvait constituer « le substitut nécessaire du dialogue impraticable entre [cette autorité] et le peuple ».

Cette décision fait honneur à la Justice de notre pays. En effet, elle affirme haut et fort la séparation des pouvoirs et l’indépendance de l’autorité judiciaire, constamment malmenées par un exécutif qui profite de l’onction du suffrage universel pour outrepasser son périmètre constitutionnel.
Au-delà de ce cas précis, ce jugement doit surtout alimenter le débat sur les institutions, revivifié par la révolte des Gilets jaunes.

À l’approche du 21 septembre, date de naissance de la République française, puisse l’acte de courage d’un magistrat servir de levier au peuple dans son œuvre de transformation démocratique.

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