Macron, roi des voleurs

Dans la Feuille constituante du 10 février, Flavien Chailleux affirme, chiffres à l'appui, que la question centrale de la réforme des retraites est celle de la répartition des richesses, et non pas d'un déficit à combler.

« Il faut assurer l'équilibre du régime des retraites. » Cette phrase est l'alpha et l'oméga des comptables médiatiques ; partout et tout le temps nous l'entendons.
Le Conseil d’orientation des retraites, qui a changé quatre fois de prévision en deux ans, indique opportunément que le trou de nos régimes serait évalué entre 8 et 17 milliards d’euros.
Le roi des voleurs s'empresse alors de renier, ce qui est loin d'être une surprise, sa promesse de campagne présidentielle étant de ne pas reporter l'âge de départ à la retraite. Et bien sûr, il s’entête à nous imposer sa retraite à points, pour mieux nous serrer la ceinture plus tard.

Dans le même temps, nous apprenons que les actionnaires du CAC 40 ont empoché 60 milliards d'euros en 2019 ! (Un record depuis 2007.) Cette information est évidemment très peu diffusée en comparaison des chiffres du COR. Les comptables médiatiques sont à géométrie variable.
Pourtant, ces données parlent d’elles-mêmes : il n'y a aucun problème de financement des retraites. Le vol que représente le travail illégal représente 8 milliards d’euros, la baisse des cotisations pour les salariés gagnants plus de 10 000 euros par mois, 3 milliards, et celles issues du CICE, 40 milliards. Nous pourrions continuer la liste avec le coût de la fraude fiscale et du remboursement des intérêts de la dette.

À la lecture de ces chiffres, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que la question centrale est celle de la répartition des richesses et non pas d’un déficit à combler. Le conflit sur la réforme des retraites, entre ceux qui travaillent et cotisent et les actionnaires du CAC 40, est bel et bien une nouvelle expression de la lutte entre classe populaire et classe bourgeoise.

Macron ira jusqu’au bout, quitte à bâcler son vol organisé, avis du Conseil d’État faisant foi. Il a choisi son camp depuis longtemps : celui du passage en force pour le seul bénéfice de l’actionnariat !
Si nous voulons enfin que ce vol, dont nous, le peuple, sommes les victimes, cesse, alors, la constitution d'un bloc populaire et démocratique face au bloc bourgeois autoritaire devient un impondérable !

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