Non à l’Union sacrée, oui à l’union du peuple !

« Non à l'union sacrée, oui à l'union du peuple! » , affirme Flavien Chailleux dans la Feuille constituante du 23 mars.
« Cette union du peuple est, aujourd'hui, plus que nécessaire au combat le plus impérieux : le combat pour la vie. »

« Nous sommes en guerre » : c'est par ces mots qu'Emmanuel Macron, alors même qu'il était incapable de dire les mots « confinement » ou «quarantaine » , a voulu sceller une « Union sacrée » autour de sa personne : il est le chef de guerre alors et nous devons faire bloc derrière lui. Ce « nous sommes en guerre » a un objectif bien précis, celui de faire taire les critiques légitimes de son inaction depuis le 30 janvier et l'alerte de l'OMS. Pénurie de masque pour les soignants comme pour la population, absence de test, absence de confinement, incitation à sortir au théâtre, puis confinement lâche, maintien des élections, maintien des transports en commun, incitation coupable à continuer les travaux non essentiels à la vie du pays.

Au nom de cette « Union sacrée » , il faudrait taire le mouvement social des hospitaliers qui depuis plus d'un an se font matraquer, gazer, interpeller, en un mot mépriser, par ce même chef de guerre qui aujourd'hui ose les applaudir de son balcon élyséen, du balcon des politiques néolibérales qui ont tué notre système de santé depuis que la même caste se succède au pouvoir.

Alors que faire, si l'union sacrée est rendue impossible par les comptabilités criminelles qui gouvernent le pays ?

C'est l'union du peuple qui se dessine ! Autour des soignants, des pharmaciens comme de l'ensemble de celles et ceux de la classe laborieuse qui, au péril de leur vie, nous assurent l'essentiel. Oui, c'est autour des soignants, des caissières, des agents de nettoyage, des routiers, des salariés de l'agroalimentaire, de l'industrie textile, ou de l'industrie chimique, et des fonctionnaires, qu'il faut faire l'union, qu'il faut faire peuple.

Alors, exigeons la réquisition des entreprises en capacité de produire des masques, des respirateurs, des lits. 
Exigeons la réquisition des hôtels pour loger nos soignants et la classe laborieuse au plus près du combat.
Exigeons la réquisition des cliniques privées 
Exigeons, l'arrêt de tous les travaux non essentiels comme les chantiers du BTP, ou encore la réorientation des 4 milliards de baisse d'impôt des plus riches vers l'hôpital public.

Cette union du peuple est, aujourd'hui, plus que nécessaire au combat le plus impérieux : le combat pour la vie. 

Mais cette union ne devra pas cesser une fois le combat gagné. À l'heure où le gouvernement devra rendre compte devant les tribunaux de ses errements, et de la mise en danger de la vie d'autrui au nom de l'économie, nous le peuple, nous serons plus unis que jamais !

En attendant, pour ceux qui peuvent : restons chez nous, et instruisons patiemment le dossier. On n'oubliera rien !

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